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  • Le blog de christel chambon
  • Femme
  • 22/04/1971
  • Auteur du roman "Les Enfants du Centaure", Editions Thélès. Sortie officielle : juin 2009 Déjà disponible sur : www.theles.fr - www.amazon.fr - www.alapage.com - www.chapitre.com - www.gibertjoseph.com

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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 16:38


" Quatre personnages : Gabrielle, Virgile, Léa et Maximilien.
Deux hommes et deux femmes qui n'ont rien en commun et qu'un siècle sépare. Du moins en apparence...
Car, sans le savoir, leurs destins sont liés par un secret si terrible qu'il perdure au delà du temps et menace de reproduire une épouvantable catastrophe.
Au travers d'une course contre la montre palpitante, Virgile et Gabrielle n'auront pas d'autre choix pour survivre que de surmonter leurs différences et de reculer ensemble les frontières du concevable..."



Avant sa sortie officielle en librairies, "Les Enfants du Centaure" est d'ores et déjà disponible sur le site éditeur et les grands sites culturels :

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www.theles.fr
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www.amazon.fr
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 10:49

Agenouillés à même le plancher, Virgile et moi poursuivons notre examen méthodique. Pris dans leur ensemble, les carnets constituent des milliers de pages recouvertes d’une belle écriture, ample et déliée, à l’encre violette. Sur chacune d’entre elle apparaissent des exercices de calcul et de géométrie simples, des leçons de grammaires, des exercices d’orthographe élémentaires, des rédigés approfondis sur certains épisodes de l’Histoire de France. Pas de doute. Il s’agit là des préparations de cours de l’instituteur. J’ai l’impression de remonter le temps. Je peux presque imaginer un petit bonhomme éclairé à la lueur d’une chandelle, moustache et lunettes rondes à monture d’acier pincées sur le nez, courbé au-dessus de son secrétaire.

Au bout d’une demi-heure, après avoir soigneusement examiné une dizaine de carnets tous remplis du même contenu, nous devons bien admettre qu’ils ne pourront nous apporter aucun élément nouveau qui puisse nous éclairer sur les antécédents de Virgile. Un peu déçus, nous décidons de replacer soigneusement les carnets dans leur sacoche. L’un deux me glisse des mains et tombe sur le sol avec un bruit mat. Sous le choc, il s’est ouvert un bref instant, échappant trois petits carrés noirs et blancs légèrement brillants. Je les ramasse avec précaution.

-          Qu’est-ce que c’est ? demande impatiemment Virgile.

-          Des photos anciennes.

-          Faites voir ! s’enflamme-t-il en passant la tête par-dessus mon épaule.

Je lui tends le premier cliché. Il a été pris de loin et manque de netteté. Cependant, nous reconnaissons immédiatement le fringuant jeune homme que nous avons vu tout à l’heure sur le mur de l’escalier. Il est engoncé jusqu’à la poitrine dans le cockpit d’un Blériot XI, le crâne couvert d’un serre-tête en cuir, ses lunettes d’aviateur remontées sur le front. Sa mine apparaît triste et fatiguée. Je retourne instinctivement la photographie.  Au dos, une main anonyme a porté une annotation que je lis à haute voix.

-          Maximilien D. 17 janvier 1915.

-          Probablement D. comme Debat, en déduit Virgile. Vu son âge, il s’agit sûrement du fils de Charles, l’instituteur.

-          On le retrouve aussi sur l’autre photo, regardez.

Maximilien, puisque tel est son nom, pose à présent en tenue civile. Il a retrouvé le sourire et  tient affectueusement par l’épaule  un tout jeune homme que nous identifions immédiatement comme étant l’adolescent figurant lui aussi sur le mur de l’escalier. Là encore, une date se trouve griffonnée au dos : avril 1920. Si l’indication nous permet de savoir que Maximilien a survécu à la guerre, rien en revanche ne vient nous éclairer sur l’identité du jeune homme qui se trouve à ses côtés.

-          Peut-être son frère ? suppose Virgile.

-          Et elle ?

La dernière photographie. Un portrait en pied. Celui de la jeune femme qui pose également sur l’avion auprès de ses deux amis. Vêtue d’un pantalon de golfeur et d’une élégante blouse resserrée à la taille, le visage illuminé d’un sourire radieux, elle s’efforce d’adopter une pose décontractée devant la façade de la maison. Mais ce sont ses yeux noirs, immenses, qui attirent le regard. Il émane d’eux quelque chose à la fois de fort et de fragile. L’image n’est pas très grande ni très claire, et pourtant, on ne voit que cela.

- Elle a l’air tellement heureux sur cette photo, dis-je. C’est le visage resplendissant d’une femme amoureuse…

J’ai la gorge serrée. Je ne parviens pas à me détacher de ces quelques bouts de souvenirs noirs et blancs légèrement jaunis par le temps. J’ai la fugace impression de tenir trois existences dans mes mains, au sens littéral comme au sens propre du terme. Trois existences achevées et qui pourtant, semblent sur le point de s’animer, là, au creux de ma paume.  

Je tressaille lorsque que les doigts de Virgile effleurent les miens, cherchant à retourner délicatement la photo de la jeune femme à la recherche d’une indication. Mais à notre plus grande déception, il n’y a rien d’annoté : ni prénom, ni nom, ni date.  Pas la moindre bribe d’information. La jolie jeune femme demeura une inconnue, une énigme nimbée de grâce un peu fragile, pour l’éternité.

Je lève la tête vers Virgile. Son menton frôle ma joue. Comme moi, il est bouleversé. Ses grands yeux sombres me fixent avec intensité. Je sens le rythme légèrement saccadé de son souffle, l’odeur de sa peau. Je ferme les paupières et me laisse aller contre son épaule. Alors que nos lèvres sont sur le point de se toucher, le visage malicieux d’Evelyne apparaît par la trappe du grenier :

-          Alors ? Vous avez trouvé quelque chose ?

Déstabilisés, nous fourrons maladroitement les photos dans le carnet, et le glissons dans la sacoche.

- Pas en couple, hein ? ricane Evelyne en secouant la main.

En redescendant l’échelle, je remarque l’air particulièrement contrarié de Virgile. Il est vrai que nous n’avons rien appris qui puisse expliquer sa mystérieuse connaissance des lieux – ni la mienne, d’ailleurs -  mais je devine une autre raison, plus secrète et plus insidieuse, à cette subite amertume. Il prétexte une fatigue soudaine pour s’éclipser dans sa chambre et me donne rendez-vous un peu plus tard dans la soirée. Cela ne fait que conforter mon impression : quelque chose, dans ce que nous venons de voir, l’a frappé. Quelque chose de suffisamment révélateur pour le bouleverser. Mais quoi ?

En m’étendant sur mon lit, j’essaie de faire le point sur les derniers évènements. La tâche est ardue. Tout me paraît flou, improbable et en même temps terriblement concret. J’ai la désagréable sensation de m’être laissée aspirer dans un tourbillon qui m’entraîne malgré moi dans les profondeurs les plus sombres de mon être. Tous les éléments en apparence anodins que nous découvrons au fur et à mesure de nos recherches contribuent à alimenter en moi un mélange d’excitation, d’euphorie, d’angoisse et de colère. Drôle de mixture.

Je baille en m’étirant.

Dans trois jours, je reprendrai les vols et retrouverai ma petite vie bien rangée. Pourtant, j’ai la certitude que rien ne sera plus comme avant. Ce voyage soulève en mon for intérieur bien trop d’interrogations, et remue avec une vigueur surprenante tout un flux d’émotions nouvelles.

Ma tête vrombit de pensées incessantes.

Je suis au bord de craquer. Mes nerfs n’en supporteront pas longtemps davantage.

Il faut que je sache. TOUT. En fermant les yeux, je me fais la promesse de découvrir dès ce soir ce que Virgile s’obstine encore à me cacher.

Par christel chambon - Publié dans : Les Enfants du Centaure : thème et extraits - Communauté : Litterature
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 15:58

L’une après l’autre, Eva retourne les lames que Virgile lui tend. Puis, les yeux mi-clos rivés sur les images, elle commence son interprétation d’une voix feutrée.

- Vous voyez cette carte ? Elle vous représente. C’est l’Ermite. Un solitaire. Il cherche sa voie. Comme lui, vous errez à la recherche de quelque chose. Et juste à côté, la Papesse symbolise les mystères et les secrets. Le temps est marqué par les efforts et la persévérance. Avec le Bateleur, une porte s’ouvre. J’entrevois pour vous un nouveau démarrage… Non, un recommencement serait un terme plus exact. L’Amoureux, quant à lui, annonce comme son nom l’indique, le début d’une relation affective.

Virgile écoute, subjugué.

Moi aussi.

-          La Lune  à présent. C’est le monde des rêves, des ténèbres et  des forces occultes. Votre Destin en est tout imprégné. Il faudra vous montrer particulièrement prudent dans les jours à venir. Ce que vous risquez de découvrir peut s’avérer à double tranchant. Le Jugement indique un immense bouleversement, peut-être même une forme de résurrection. En tout cas, les choses sont très instables. La libération à laquelle vous aspirez ne pourra s’obtenir qu’au terme d’une épreuve à laquelle vous avez déjà été soumis par le passé.

Une sensation de malaise m’envahit soudainement. Eva continue. Sa voix baisse encore d’un ton à mesure qu’augmente sa concentration.

.                                  - La Maison-Dieu… Un avertissement venu d’en Haut. Je pressens un évènement brutal et de grande ampleur…

Prudemment, ma mère retourne la dernière carte. Elle écarte subitement sa main comme si elle venait de se brûler.

L’Arcane Sans Nom. Armée d’une faux gigantesque, une créature squelettique s’applique à faucher des têtes humaines comme de vulgaires épis de blés.

La carte de la moisson de morts.

J’ai beau ne rien y entendre, à force de voir pratiquer ma mère, j’ai fini par apprendre sa signification.

Je fixe ma mère. Elle est blême. Ses yeux sont perdus dans le vague. Je connais ce regard. C’est celui qu’elle a chaque fois qu’elle est en proie à l’une de ses visions. De minuscules gouttes de sueur perlent à son front. Virgile retient son souffle.

-          Que voyez-vous Eva ?

Elle relève lentement la tête. Dans ses yeux danse une lueur étrange.

Elle a peur.

Brusquement, Eva se met à débiter les mots à toute vitesse, comme s’ils contenaient un poison qu’elle s’empresserait de recracher.

-          Quelque chose de terrifiant va se produire. Un accident horrible. Je sens… Je vois des flammes partout autour de vous. Je…

D’un bond, elle s’est levée, renversant sa chaise. Virgile agrippe sa main.

                        - Eva? Que voyez-vous d’autre ?

- Rien. Je ne vois rien d’autre. Je suis désolée.

D’un pas rapide, elle s’éloigne et disparaît dans la cuisine. Virgile me jette un regard consterné.  

-          Je me doutais que ce n’était pas une bonne idée, dis-je en pressant son bras.

-          Gabrielle a raison, ajoute mon père. Allons, Virgile, oubliez tout cela. Ce ne sont que des images. On peut leur faire dire ce que l’on veut. Et mon épouse a une fâcheuse prédisposition pour les grandes envolées lyriques. Reprenez plutôt un peu de cet excellent digestif.

Pour une fois, mon père a su trouver les mots justes. Si j’osais, je l’embrasserais pour faire preuve envers Virgile d’une sollicitude aussi exceptionnelle.

Je me lève à mon tour en m’excusant,  laissant les deux hommes en tête-à-tête.

Mes oreilles bourdonnent. J’entends encore résonner dans ma tête les terribles paroles de ma mère :

Un accident horrible… Des flammes partout autour de vous…

Je sens se réactiver en moi le douloureux processus de mes cauchemars, sans que je puisse rien faire pour le stopper. Une intense sensation de panique m’étreint. Ma vue se pique de minuscules tâches blanches. Je n’arrive plus à respirer.

Je titube et me raccroche à un coin de table.

-          Gabrielle !

Sans m’en rendre compte, je suis parvenue dans la cuisine. Ma mère s’est précipitée vers moi au moment même où mes jambes cessent de me soutenir.

-           Tu ne te sens pas bien ? s’inquiète-t-elle en m’aidant à m’asseoir.

-          Ce n’est rien. Un petit malaise. J’ai… J’ai dû boire un peu trop.

Elle s’agenouille devant moi en m’éventant rapidement de la main.

-          C’est ma prédiction qui t’as mise dans cet état, n’est-ce pas ?

-          Mais non, je te l’ai dit : c’est le vin.

-          Raconte-ça à d’autres, s’il te plaît. J’ai bien vu ta réaction tout à l’heure.

-          Maman, tu sais bien que je ne crois pas en toutes ces choses.

-          Tu y crois bien plus que tu veux l’admettre. Tu refoules simplement ce que tu ne comprends pas. Comme ton père.

-          Maman…

Elle se met à me caresser doucement les cheveux, comme elle le faisait autrefois pour m’endormir, sa joue pressée contre la mienne.

-          Je sais que toi aussi tu as ressenti des choses très fortes ce soir, chuchote-t-elle à mon oreille.  Et je sais aussi, même si tu n’as jamais voulu me l’avouer qu’il t’arrive parfois de voir des images étranges dans ton sommeil.

Elle attire mon visage vers elle et l’enfouit contre sa poitrine. Pendant quelques instants, je me laisse aller dans l’oreiller de chair douillet et rassurant.

Bien à l’abri dans l’écrin maternel, la tempête intérieure qui m’agitait semble enfin s’apaiser.

- Oh mon Dieu !

Ma mère s’est dégagée d’un coup. Dans son mouvement de recul, elle percute violemment le rebord du buffet.

-          Maman !

Eva se courbe comme sous le poids d’une charge immense. Son corps tout entier s’est mis à trembler. Je me précipite vers elle, affolée.

-          Quoi ? Qu’est-ce que tu as ?

Ses bras se referment soudainement autour moi.

-          Oh ma chérie, mon amour. J’ai vu… la mort… j’ai senti son souffle glacé sur ton visage.

Elle s’écarte à nouveau. Le visage entre les mains, elle me considère maintenant avec une expression terrorisée.

-           Toi aussi tu es en danger !

 

 

 

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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 10:43

Je me réveille en sursaut, alertée par mon propre cri.
Assise au milieu du lit, haletante, la poitrine secouée de spasmes incontrôlables, je vois mes mains suspendues dans le vide, croisées en un réflexe défensif devant le visage.
Surpris dans son sommeil par le bond prodigieux que je viens d'accomplir, Oscar déserte prestement le lit en miaulant son indignation.
Il me faut une bonne minute pour parvenir à reprendre pied avec la réalité et trouver mes repères au milieu de l'obscurité environnante.
Inutile de rester couchée plus longtemps. De toute façon, je ne parviendrai plus à fermer l'oeil. Et puis, j'ai besoin d'un verre d'eau.
En traversant le petit couloir qui dessert la cuisine, je réalise que j'ai oublié d'éteindre le téléviseur avant d'aller me coucher. Finalement, j'opte pour unte tasse de thé bien chaude accompagnée de biscuits. Pas le courage de me préparer un vrai repas. Ces quelques gourmandises suffiront à combler mon appétit et à me distraire de mes idées noires.
En me coulant dans le canapé du salon, je ne peux m'empêcher de repenser au cauchemar atroce que je viens de faire. Toujours le même, qui revient invariablement à intervalles réguliers. Déjà sept ans que cela dure, et je devine intuitivement que cela n'est pas prêt de s'arrêter.
La tasse fumante au creux des mains, je me laisse peu à peu envahir par la douce sensation de chaleur qu'elle diffuse dans mon être tout entier. Sans doute alerté par son sixième sens de félin qui lui aura soufflé mon désarroi, Oscar saute lestement sur mes genoux. Le bout de sa queue me chatouille le nez. Après quelques petits tours sur lui-même, il décide de s'installer. J'avale goulûment plusieurs biscuits, effritant quelques miettes sur la tête ronde et touffue de mon colocataire ronronnant. Tout en considérant la masse de poils rousse qui déborde de part et d'autre de mes genoux, je réalise avec dépit que je suis peut-être en train de contempler, en cet instant précis, le tableau à jamais figé de ma vie future : une vieille fille vautrée devant sa télévision dans un vieux pull élimé, qui trompe son ennui en s'empiffrant de gâteaux, avec, pour seul et unique compagnon, un chat obèse et lunatique.
Pathétique.
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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 10:36

On dit que, lorsque l'on est proche de la fin, on revoit défiler sa vie entière devant ses yeux.
C'est drôle, parce que moi, tout ce qui me revient, ce sont ces derniers jours, ces merveilleuses petites pépites que nous avons partagées, Virgile et moi, et qui auront illuminé ce qui s'annonce comme être les ultimes moments de notre existence.
C'est trop bête.
Ce n'est pas juste.
(...)
C'est à se demander comment, dans une situation pareille j'arrive encore à penser. Les images se mélangent, s'entrecoupent, celles des semaines passées, celle, terrible et stupéfiante, de cette cabine  devenue folle, celle du sol que j'apreçois furtivement par un hublot. Le sol qui défile à toute vitesse dans un curieux fondu de vert, de gris et de noir, et qui se rapproche de plus en plus vite. Trop vite.
Cette fois, j'en ai la certitude. Nous sommes trop bas. Plus le temps de redresser.
(...)
Dans un dernier réflexe, je jette un coup d'oeil à l'extérieur. Le sol n'est plus qu'à quelques mètres. Je distingue maintenant nettement des pins à profusion.
Une forêt.
Un son étrange, semblable à du carton qui se déchire, éclate sous mes pieds. Les premières cimes des arbres raclent la carlingue dans d'épouvantables crissements.
Soudain, le nez de l'avion se relève d'un coup, l'arrière s'enfonce.
Mon estomac se révulse.
Nous allons toucher.
(...)
Je m'appelle Gabrielle Farge. Je suis hôtesse de l'air.
Et dans une poignée de secondes, je vais mourir.
Publié dans : Les Enfants du Centaure : thème et extraits - Communauté : Les Enfants des Muses
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